W-Fenec
A dispute... review
Derrière Helium Horse Fly se cache un carrefour d'univers aux antipodes pour un résultat lorgnant autant sur Elysian Fields (avec une voix bien plus démonstrative et lyrique) que les Dillinger Escape Plan pour les gros riffs saignants et la facette hardcore qui secoue les méninges.
Smells Like Teen Cyprine (quel joli titre...) donne le ton : une voix féminine lyrique très chargée en émotion, du gros riff, des rythmiques plutôt très chiadées et des coups de butoir jouissifs, un travail sur les ambiances méticuleux... Très classe comme entame d'EP et ce n'est pas fini, loin de là. Chez le groupe belge, aucun ingrédient ne semble manquer à l'appel et surtout pas ce songwriting solide qui va encore une fois se montrer présent sur Missing Ingredient et Cardiogram, dans les deux cas, c'est du costaud et on valide plutôt deux fois qu'une.
Même si globalement, tout l'EP se vaut dans l'excellence, sur Lights, le groupe atteint une petite apogée avec ce yo-yo de tension délectable qui finit par ne jamais exploser mais qui nous chope la gorge à chaque ressac. Cinquième titre et pas des moindres, Smile Eater se dote d'un surplus d'agressivité pas anodin, avec un beau riff très Primus-ien tandis que First Fake Bullet clôt l'EP de la meilleur manière qu'il soit, avec un titre aux atmosphères tendues et épiques.
Avec A dispute to redefine cleary frontier between devils and angels, Helium Horse Fly définit les contours de sa musique (et quelle musique !) de manière très convaincante tout en réussissant le pari de livrer une musique virtuose sans tomber dans le démonstratif et la musique de musiciens. On ne pouvait pas rêver mieux comme prise de contact. A la prochaine.
NdR : L'EP est en téléchargement libre. N'oublie pas de récompenser le groupe, si leur musique trouve un écho aussi retentissant que chez votre serviteur.
Cactus, avril 2011
www.w-fenec.org
Indie Rock Mag
Helium Horse Fly, exorcistes d’un noise-rock vénéneux
En guise d’hélium, c’est plutôt au gaz sarin que nous asphyxiait l’an dernier le premier EP de ce quatuor liégeois, petite claque de post-hardcore habité dont les constantes ruptures rythmiques, les riffs barbelés et autres déferlements dissonants ne laissaient pas plus de répit que le chant tourmenté et un brin emphatique de Marie Billy, en première ligne avec le compositeur et guitariste Stéphane Dupont.
Tour à tour tempétueux (Smells Like Teen Cyprine - tout un programme) ou incantatoire (Missing Ingredient), théâtral (Cardiogram) ou plus insidieux (Lights, en vidéo ci-dessous), fiévreux (Smile Eater) ou même plus "posé" façon cabaret décadent accords de piano dramatiques en avant (First Fake Bullet), le bien-nommé A Dispute To Redefine Clearly Frontiers Between Devils And Angels remodelait alors les rapports entre élégance déstructurée, lyrisme délétère et violence cathartique sous les influences conjuguées de John Zorn, Danny Elfman (un patronage aussi surprenant qu’évident au regard des mélodies cinématiques et de l’atmosphère gothique de Cardiogram notamment) et pourquoi pas Queen Adreena (mais là on s’avance un peu, d’autant que la voix est ici beaucoup moins fébrile).
Un EP toujours en écoute et en libre téléchargement sur Bandcamp que l’on avait alors laissé par la force des choses à la seule discrétion des explorateurs les plus acharnées de notre agenda-CD, mais qui aurait toutefois amplement mérité que l’on l’on s’y attarde davantage. Pour que l’occasion fasse le larron il aura pourtant fallu attendre que s’annonce son successeur, Fishing For Ghosts toujours chapeauté par Xavier Dromard à la technique et affublé d’un nouveau visuel fantomatique signé Sébastien Augier (cette fois d’après une photo Mustafa Dedeoglu).
Voilà, vous savez à peu près tout sur ce nouveau 6-titres, il ne vous reste donc plus qu’à patienter jusqu’au 14 décembre pour écouter et télécharger tout ça librement via Bandcamp, sans oublier bien sûr de soutenir par une donation ou de passer commande de la version physique en cas d’affinité.
RabbitInYourHeadlights, novembre 2011
www.indierockmag.com
Music In Belgium
A dispute... review
Helium Horse Fly se forme au mois de mars 2009 à Liège. Un an plus tard, ils enregistrent ce premier EP qui sort à l'automne. Le disque nous arrive par surprise alors qu'on n'a encore jamais entendu parler d'eux. Et d'emblée, c'est l'étonnement tant l'ensemble déborde de créativité et se distingue des productions habituelles.
Une petite présentation s'impose. Helium Horse Fly est un quatuor. On y trouve la chanteuse Marie Billy et sa voix exceptionnelle, le guitariste Stéphane Dupont qui vient de Besançon où il joue à la fois dans une formation de chanson française et dans un groupe de hardcore déstructuré (cherchez l'erreur...), le bassiste Dimitri Iannello au goût prononcé pour le dadaïsme et le batteur Tom Malmendier qui vient de la scène free jazz. Avouez qu'ils n'avaient au départ rien en commun. C'est peut-être cela leur recette miracle...
L'EP débute avec Smells Like Teen Cyprine dont le titre semble inspiré de Nirvana, mais la musique n'a rien à voir. Le chant de Marie nous évoque PJ Harvey. Il est expressif à souhait avec un grain superbe. Marie virevolte et vibre. Ah quelle voix ! Des riffs puissants s'y mêlent alors que le passage central plein d'effets se fait intrigant et intense. La voix grave de Missing Ingredient est accompagnée d'une basse groovy et d'une guitare déchirante. Par moments, un passage plus calme nous offre une respiration. Une expressivité intense règne sur un Cardiogram au style heavy jazz post rock.
Lights est plus énigmatique et dépouillé avec une fin qui s'emballe avant de se radoucir. Pour Smile Eater, nous avons l'impression que Yoko Ono s'est réincarnée dans Marie Billy. Elle semble en découdre avec la guitare tranchante sur un rythme intense et puissant. Une vraie bagarre ! First Fake Bullet termine le disque. Un piano vient accompagner la voix de Marie. Un peu d'Amanda Palmer ? Vient se greffer un rythme hypnotique et une guitare aux effets étranges.
Helium Horse Fly, un nom à retenir ! Car cet EP est une belle découverte. Le groupe y démontre une grande créativité et un grand potentiel. On sera donc très curieux à l'arrivée du premier album. En attendant, dégustez cet EP qui vous offrira une demi-heure de bonheur.
Jean-Pierre Lhoir, décembre 2010
www.musicinbelgium.net
Fishing For Ghosts review
Formé au début de l'année 2009, le groupe liégeois Helium Horse Fly nous avait étonnés avec son premier EP A dispute to redefine clearly frontiers between devils and angels sorti il y a un an. Ils reviennent en ce mois de décembre 2012 avec un nouvel EP de six titres pour 35 minutes de musique, presque un album en fin de compte.
Ce nouvel EP est plus sombre. Parfois l'ambiance musicale se dirige vers le post-rock. Mais la voix originale de Marie Billy vient nous rappeler une des caractéristiques du combo, même si elle est en retrait cette fois, surtout dans la première moitié du disque. Dans tous les cas, elle fait toujours sensation.
Après une courte introduction plantant l'ambiance sombre qui règne ici, Dust nous dévoile un côté King Crimson avec la basse imposante de Dimitri Iannello et la batterie intense de Tom Malmendier. Le chant virevolte sur Another Bleak Mind Rushed For Obedience. Il se pose ensuite en douceur sur des arpèges avant une explosion musicale intense où la tension règne sous les cris de la guitare de Stéphane Dupont et le grondement de la basse.
High On The Ground est survolté, explosif. Le chant de Marie Billy est vibrant et torturé, la guitare aussi. Les deux derniers morceaux semblent ne faire qu'une seule pièce puisqu'ils s'enchaînent. La première moitié de Romantic Song For The Nightlife Of A Pumpkin Bubble (ils ont une imagination très fertile pour le choix des titres !) est lente, voire lancinante. Le chant se fait mélancolique. La seconde partie est plus intense. La tension est alors maximale et la section rythmique explosive. La finale est plus sobre afin d'assurer le passage vers Heaven - Home qui clôture la rondelle. La voix s'impose ici dans une ambiance plus planante.
Le côté plus sombre de cet EP dévoile une autre facette de Helium Horse Fly. Même si j'avoue une préférence pour le précédent, plus captivant à mon sens, cet EP vaut aussi le détour. Et comme ils vous proposent de le découvrir gratuitement sur leur site internet, profitez en bien !
Jean-Pierre Lhoir, décembre 2011
www.musicinbelgium.net
RIFRAF
A dispute... review
Basé à Liège, Helium Horse Fly est composé de membres provenant d’horizons on ne peut plus différents allant de la chanson française au hardcore en passant par le free jazz. Pareille combinaison nous vaut un résultat assez détonnant et foncièrement original, à l’instar de Smells like teen cyprine, qui loin d’être grunge, ferait plutôt dans le prog hardcore baroque. Missing ingredient s’avère fort bien construit, alternant passages bruitistes et plus apaisés. A coté d’un Smile eater furieusement expérimental et assez impressionnant, on relèvera également le très convaincant Lights, dont l’atmosphère plus downtempo se révèle très prenante. Avec ce EP de six titres aux ambiances variées – parfois un peu trop d’ailleurs, Helium Horse Fly dévoile d’indéniables qualités, notamment sur le plan technique, et nous permet en outre de découvrir Marie, chanteuse au registre vocal unique. On attend en tout cas leur premier album avec beaucoup d’intérêt !
PF, RIFRAF n°167, février 2011
Les Zindés
A dispute... review
Marie Billy (voix, synthé), Stéphane Dupont (guitare, synthé), Dimitri Iannello (basse) et Tom Malmendier (batterie) forment Helium Horse Fly à Liège en Mars 2009. Le Quatuor franco-belge enregistre un premier EP un an plus tard et le mettent en téléchargement libre sur leur site au mois d’Avril 2010. Il faudra attendre le mois d’Octobre pour qu’une sortie physique soit programmée.
Ce groupe sonne un peu comme une rencontre entre la chanson réaliste et Mars Volta. Ainsi Smells Like Teen Cyprine pose les bases triturées d’un rock déstructuré à souhait. Missing Ingredient s’articule autour d’une ligne de basse grasse et saturée qui n’est pas sans rappeller les grands-frères bruxellois de Ghinzu.
Cardiogram commence par une courte instru aux tonalités dramatiques servant de pivot à une structure grindcore et inquiétante. Ça se calme sur le très réussi Lights, sorte d’hommage planant à Jeff Buckley. Trou Normand plus que bienvenu entre deux titres énervés.
Les musiciens d’Helium Horse Fly font des prouesses sur ce 6 titres très bien réalisé. Hormis la structure remarquablement inhabituelle et complexe de certains morceaux (Smile Eater), c’est la voix toute en vibratos puissants de Marie qui donne sa personnalité au combo de Liège. Seul le dernier titre First Fake Bullet semble, à l’image du titre donné à ce maxi, un tout petit peu longuet.
Nicolas Ferney, novembre 2010
www.leszindeructibles.com
Fishing For Ghosts review
Découverts il y a un an avec leur premier EP A Dispute to Redefine Clearly Frontiers Between Devils and Angels, les Liégeois de HHF nous livrent ici un nouveau simple contenant 6 beaux titres tortueux à souhait. Pendant 35 minutes, portés par la guitare ingénieuse de Stéphane Dupont et la voix puissante de Marie Billy, les franco-belges enchaînent des riffs sombres sur des structures certes alambiquées mais jamais ennuyeuses.
Le groupe a un savoir-faire quasi radioheadien sur l’alternance de rythmes et d’ambiances. Mais sans jamais tomber dans le putassier ou l’incompréhensible. Tandis que La voix évoque une Shara Worden (My Brightest Diamond) en colère, la guitare, porté par un simple delay brut, joue le parfait rôle de fil directeur. Evidemment, La rythmique n’est pas en reste. Là-dessus, on sent que le combo a été influencé par ce que Seattle a produit de plus sombre, avec une touche de free-jazz qui n’est pas désagréable. Bref, nous avons affaire à quatre excellents musiciens qui nous prouvent de nouveau leur savoir-faire et leur sensibilité sur un majestueux 6 titres très prometteur.
Nicolas Ferney, décembre 2011
www.leszindeructibles.com
My Head is a Jukebox
A dispute... review
Premier EP de six titres pour ce groupe aux racines éclatées entre Besançon et la Belgique (Liège). Dès les premières mesures on est emballé par la voix envoûtante de la chanteuse Marie Billy, son chant lyrique à l’extrême, porté par des émotions à fleur de peau, n’est pas sans évoquer un Jeff Buckley au féminin. Pour accompagner une voix si atypique, il fallait un groupe sortant de l’ordinaire. Et ce groupe c’est précisément Helium Horse Fly. La base est très clairement rock, avec un soupçon de métal. Mais Helium Horse Fly a vite fait de détourner tous les clichés faciles partant dans une déstructuration digne d’un groupe de free jazz (Smile Eater). Sonic Youth n’est finalement pas si loin. Influences noisy donc avec une pointe de violence, parfois incroyablement rentrée (Missing Ingredient), qui se niche forcément là où on ne l’attend pas. L’auditeur est ainsi mis sous pression durant toute la petite demi-heure que dure le disque, s’attendant à chaque instant que la musique lui explose à la figure. La tension générée va crescendo, monte, redescend (Cardiogram). Parfois le groupe peut se faire incroyablement mélodique le temps d’un Lights apaisé et serein. Un petit exploit donc à supposer que le groupe puisse contenir le feu intérieur qui l’anime sur la durée d’un album.
Régis Gaudin, avril 2011
www.myheadisajukebox.com
Fishing For Ghosts review
A l’image de sa pochette le nouvel EP d’Helium Horse Fly nous plonge dans des eaux troubles et inquiétantes. Passée la courte et ténébreuse introduction, Fishing for Ghosts, on rentre de plein pied dans le vif du sujet. Des compositions longues, tortueuses où se télescopent les influences par dizaines. Un peu de rock tendance planante un soupçon de jazz free (le final de Dust) et une alternance entre passages calmes, apaisés et mélodiques et franches attaques de guitares. Avec de longues séquences instrumentales à base de motifs répétitifs. Pas évident de citer des influences, tant ces dernières semblent avoir été digérées par Helium Horse Fly qui suit son propre chemin. Cependant on pense parfois aux groupes à chanteuses « à voix » comme les Cocteau Twins ou The Gathering, non seulement pour l’aspect dark et hypnotique de la musique mais aussi dans le chant de Marie Billy qui vocalise un peu à la façon de Liz Frazer et d’Anneke. Helium Horse Fly possède décidément un univers bien à lui où tout est pensé jusque dans les moindres détails y compris dans les titres à rallonge et à la signification absconse : Another Bleak Mind Rushed For Obedience, Romantic Song For The Nightlife Of a Pumpkin Bubble… Passionnant.
Régis Gaudin, décembre 2011
www.myheadisajukebox.com
Spirit of Rock
A dispute to redefine... review
Helium Horse Fly est un jeune groupe belge composé de quatre personnes venant d'horizons forts différents. Ce premier EP A dispute to redefine clearly frontiers between devils and angels peut être considéré comme la synthèse des influences apportées par chacun des membres du groupe. En gardant une sonorité rock alternatif/progressif, le groupe intègre des éléments psychédéliques, des rythmiques « math rock » ou encore des moments de free-jazz. L'ambiance est résolument dadaïste (le groupe se décrit lui-même en tant que tel) et l'ensemble reste fort hétérogène, éclectique, résolument déstructuré.
La piste d'ouverture Smells Like Teen Cyprine nous permet de découvrir le très bon chant de Marie Billy qui nous rappelle celui de PJ Harvey ou Portishead, ce qui peut surprendre aux premières écoutes, puisque la musique plutôt dure tranche avec son timbre de voix. C'est à l'écoute du morceau Lights que l'on comprend le potentiel du groupe, un tempo lent et malsain pendant la première moitié du morceau, pénétrant l'auditeur pour mieux lui envoyer la deuxième partie instrumentale plus agressive. On peut aussi relever la batterie lourde et déstructurée bien mise en avant et la guitare avec une distorsion plutôt élevée.
En fin de compte, on peut conclure que leur musique n'est pas facile d'accès tant les compositions sont variées et abruptes, mais au fil des écoutes on s'y laisse prendre agréablement. Les six morceaux de ce premier EP de 30 minutes sont tous de très bonnes factures, il serait dommage de passer à côté d'un groupe aussi prometteur, original et inclassable !
Note : 16/20
Aeternam, février 2011
www.spirit-of-rock.com
Fishing For Ghosts review
Un second EP qui confirme la forte identité de Helium Horse Fly et démontre la capacité de ce quatuor éclectique.
L’ambiance qui se dégage de Fishing for Ghosts plonge l’auditeur dans une atmosphère brumeuse et menaçante, à l’image de la très belle pochette du disque, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre, mais la piste d’introduction ne présage rien de très ensoleillé. La voix douce-amère de Marie Billy, parfois inquiétante, apporte ce côté piquant et rock’n’roll à des morceaux plus lourds et massifs comme le tubesque High on the Ground, bien souvent à la frontière du monde du métal, qui permettra à certains comme moi de headbanger durant de longues heures.
La seconde piste, du nom de Dust, est un long morceau de rock progressif remarquable à l’atmosphère éthérée, une sorte de rêve-cauchemar duquel on ne peut s’extraire. Plutôt classique et linéaire, il permet à HHF de prouver une fois de plus la qualité de leur composition avec ces rythmiques déstructurées.
Avec pas mal de triturations et de distorsions parfaitement maîtrisées, les huit minutes de Another Bleak Mind Rushed for Obedience enfoncent le clou, véritables montagnes russes, le morceau oscille entre agressivité et résignation, toujours dans une atmosphère assez inquiétante malgré quelques lueurs d’espoir.
En guise de conclusion, Heaven – Home, qui est sans doute le titre le plus épuré mais néanmoins le plus sombre de Fishing for Ghosts. Une batterie de velours, une voix qui se veut plus plaintive et une guitare répétitive de plus en plus lointaine, signe d’une menace qui finira par s’éloigner pour de bon.
Ce voyage fort poétique offert par Helium Horse Fly permettra même à l’auditeur une réécoute plus en profondeur pour mieux saisir les diverses ambiances propres à chaque morceaux. Je recommande une écoute au casque pour ce genre de disque. Au final, voici un EP pas si facile d’accès aux multiples visages, et c’est tant mieux !
Note : 18/20



